Je suis seul au café, sans grâce, les cheveux souillés, la barbe oubliée, peu importe pour penser. Le café qui réveille mes papilles et anime de façon désordonnée mes neurones fatigués. J’accélère mes doigts au même rythme que mon pouls chaque fois. D’un matin à l’autre, rien ne se ressemble, rien ne s’arrête, tout se désassemble. Je suis bien dans cet ensemble, je suis ce que je voudrais être, mais je dors dans une tanière depuis un trop long moment. J’ai le regard tout neuf de l’ermite qui vient de naitre, de se reconnaitre, mais qui ne fait que disparaitre. Je me contiens mal, je me porte bien, mais je déborde de partout, je deviens fou. C’est comme si un mécanisme rouillé depuis des années ne savait plus fonctionner, comme si ces rouages encrassés ne pouvaient plus visiblement tourné. Le bûcheron d’Oz qui se serait évadé avant de s’être fait transplanter. Puis-je échangé mon cerveau contre un coeur, puis-je demandé à ma tête de laisser de la place, un peu de place pour rendre ce dont je suis capable. Maintenant que j’ai compris, puis-je simplement refaire surface, sortir de ma carapace, aimé sans penser et penser sans aimer. Dissocié le rêve de la réalité et simplement rêver.
oup’ peut-etre être dans le rêve en voyant la réalité …
Francine: Ou trouver le juste milieu… 😉
Oui aimer sans penser serait doux pour ton coeur et dissocié le rêve de la réalité comme tu dis si bien …